Dans une société qui survalorise le leadership, la prise d’initiative, la prise de parole, l’action, le positionnement, la rapidité, la croissance, l’extériorisation, on reconnaît facilement les qualités de quelqu’un qui exprime une énergie plutôt masculine, son côté yang.
Lorsque l’on est davantage dans la réceptivité, l’écoute, l’observation, l’introspection, le ressenti, la lenteur, la compréhension, l’empathie (le côté yin) qui sont caractéristiques de la posture de facilitateur, cela passe souvent inaperçu.
Parfois même, la posture basse passe pour un manque d’affirmation de soi, un manque de personnalité, une certaine nonchalance. On peut nous penser réservé, effacé, sans opinion.
Dans un monde, où tout le monde court pour communiquer toujours plus, extérioriser, parler, occuper l’espace, capter l’attention,… la réelle écoute n’est pas valorisée à hauteur de ce qu’elle apporte.
Pourtant, il n’y a rien de plus engagé qu’un collaborateur qui s’est senti écouté et compris.
Pourtant, il n’y a rien de plus convaincant et d’inspirant, qu’un entrepreneur qui a pris le temps d’écouter sa voix intérieure, ses besoins et ceux de ses clients.
Par ailleurs, cette survalorisation du côté yang nous conditionne dans nos actions, nous encourage à porter le masque de la personne forte, qui a réponse à tout.
Le mythe du super héros, inébranlable. Les émotions sont cachées, par crainte de faire peur, de paraître faible, devenant ainsi de véritables bombes à retardement.
Osons incarner notre côté yin, en tant qu’entrepreneur ou en entreprise. Prêtons davantage attention à ceux qui nous font nous sentir entendus et compris et adoptons cette posture à notre tour !
C’est ainsi que nous contribuerons chacun à notre échelle à faire évoluer les moeurs pour aller vers ce fameux « monde de demain » qui se veut, avant tout, plus humain.
